De temps à autre, le Soleil connaît des éruptions – de puissantes libérations d'énergie qui durent de quelques minutes à quelques heures. La plupart sont aléatoires, comme les gouttes de pluie qui frappent un toit. Mais parfois, une éruption semble en allumer une autre : la seconde commence presque immédiatement après la première, alors qu'elles se produisent à des endroits différents. Les astronomes appellent cela des éruptions sympathiques.
Pendant longtemps, de telles éruptions appariées n'ont été observées que sur le Soleil. Sur d'autres étoiles, il était impossible de les voir de manière fiable : les étoiles sont trop lointaines, et les éruptions peuvent être faibles et se chevaucher. Une équipe de chercheurs a créé un nouvel algorithme capable de distinguer même des éruptions très rapprochées dans le temps. Ils l'ont appliqué aux données du télescope spatial TESS, qui surveille la luminosité de centaines de milliers d'étoiles.
Au final, les scientifiques ont trouvé environ 220 000 éruptions sur 16 000 étoiles, dont la plupart sont des naines rouges, des étoiles petites et froides. Ils ont examiné la fréquence à laquelle les éruptions se succèdent. Si les éruptions étaient totalement aléatoires, les intervalles entre elles suivraient une loi précise. Or, on observe plus d'intervalles courts que prévu. Cela signifie qu'une partie des éruptions en déclenche d'autres à proximité.
Cette découverte montre que le Soleil n'est pas unique : les petites étoiles se comportent de manière similaire. Il est possible que le mécanisme qui déclenche des chaînes d'éruptions soit commun à toutes ces étoiles. Désormais, les astronomes pourront l'étudier sur des milliers d'objets, et non plus seulement sur notre étoile.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2602.20311
Most flares on the Sun occur at random, but there is a small percentage of "sympathetic flaring" -- the triggering of one flare by another. Previously there had been no widespread confirmation of sympathetic flares on other stars. In this work, we developed a new flare detection algorithm that is sensitive to closely-separated and overlapping stellar flares. We applied it to TESS data and discovered ~ 220,000 flares on ~ 16,000 stars, the majority of which are M-dwarfs. The wait time distribution between flares demonstrates an excess of closely-separated flares, relative to expectations from a Poisson process. We attribute this to sympathetic flares, occurring at a rate of between 4% and 9%, which matches the rate seen on the Sun. Our result is the first statistically robust detection of sympathetic flares on other stars, demonstrating a commonality between the Sun and low-mass stars.
Sur le Soleil, des éruptions sympathiques se produisent parfois à des centaines de milliers de kilomètres l'une de l'autre – comme si un feu d'artifice à Paris déclenchait un autre feu d'artifice à Berlin.