
Un télescope spatial qui a observé des centaines de milliers d'étoiles pour détecter des planètes par leurs transits.Le télescope Kepler était un observatoire spatial lancé par la NASA en 2009 pour découvrir des exoplanètes, en particulier des planètes de la taille de la Terre situées dans la zone habitable de leur étoile. Il a surveillé plus de 150 000 étoiles dans un champ de vision fixe, cherchant des baisses périodiques de luminosité causées par le passage d'une planète devant son étoile hôte. La mission Kepler a fondamentalement changé notre compréhension des systèmes planétaires, révélant que les planètes sont courantes et que beaucoup d'entre elles ne ressemblent à rien de ce que l'on trouve dans notre système solaire.
La mission Kepler a été proposée dans les années 1980 par William Borucki et lancée le 7 mars 2009. Elle a fonctionné jusqu'en 2018, ayant découvert plus de 2 600 exoplanètes confirmées.
Kepler utilisait la méthode des transits : un photomètre sensible mesurait la luminosité de milliers d'étoiles toutes les quelques minutes. Une planète passant devant son étoile bloque une infime fraction de la lumière, produisant un affaiblissement périodique. En analysant la profondeur, la durée et la périodicité de ces baisses, les astronomes peuvent déduire la taille de la planète, sa période orbitale, et parfois même la composition de son atmosphère.
Les données de Kepler ont été utilisées pour estimer statistiquement la fréquence des planètes semblables à la Terre dans la galaxie, guidant les missions futures comme TESS et le télescope spatial James Webb dans le ciblage de systèmes prometteurs.
Le champ de vision de Kepler ne couvrait qu'environ 0,25 % du ciel, et pourtant il a trouvé des milliers de planètes, ce qui implique qu'il y a probablement des milliards de planètes dans notre seule galaxie.




















