L'ordinateur quantique IBM Heron R3 a réussi là où la méthode classique a échoué. Il s'agit de trouver l'état fondamental – le niveau d'énergie le plus bas – d'un système de 49 bits quantiques.
La méthode classique SCI (interaction de configurations sélectionnée) énumère les possibilités, mais sur ce problème, elle n'a pas trouvé la bonne réponse. L'algorithme quantique, basé sur l'échantillonnage et la diagonalisation de Krylov, a réussi. Pour cela, il n'a pas été nécessaire de résoudre entièrement l'équation de Schrödinger – l'algorithme a construit une approximation pas à pas, comme une personne qui cherche son chemin dans le brouillard, en faisant de petits pas et en vérifiant la direction.
Les solveurs itératifs classiques, réglés précisément sur cette construction, peuvent néanmoins trouver la solution. Mais le SCI standard, non. C'est la première fois qu'un algorithme quantique sur du matériel réel dépasse le classique pour un problème d'énergie de l'état fondamental.
Cette expérience ne montre pas seulement l'avantage du calcul quantique, elle donne aussi l'espoir de résoudre des problèmes réels en chimie, où le calcul précis de l'énergie des molécules est la clé de nouveaux matériaux et médicaments.
49 qubits peuvent se trouver dans un état décrit par un vecteur dans un espace de dimension $2^{49}$ – un nombre plus grand que le nombre d'atomes dans l'Univers visible.
Dans la nouvelle « Le voleur quantique » de Greg Egan, les ordinateurs quantiques cassent tous les chiffrements en utilisant de tels algorithmes de recherche.