L'ADN est un long collier de carbone composé de quatre types de perles. Les biologistes doivent souvent comparer deux brins pour trouver les différences. Habituellement, cela demande de longues recherches. Les chercheurs ont imaginé une astuce : coder chaque perle comme une flèche qui tourne en fonction de ses voisines. L'idée vient des modèles de langage, où les mots « connaissent » aussi leur contexte.
La méthode RotorMap, qui utilise des calculs éclair sur cartes graphiques, devance les outils standard de 50 à 700 fois. Pour les ordinateurs quantiques, une version a été créée où les directions des flèches définissent les états des particules. Sur les machines quantiques Quantinuum, l'algorithme a été testé en lisant les données grâce à la spectroscopie, c'est-à-dire l'analyse du rayonnement.
Le génome humain compte 3 milliards de lettres. Autrefois, comparer deux génomes prenait des heures ; aujourd'hui, cela prend des secondes.
La signature ADN quantique rappelle les technologies de « Bienvenue à Gattaca », mais avec une protection impossible à pirater.