Autour d'étoiles rouges et sombres tournent des planètes rocheuses. Pour certaines, l'année dure moins d'une journée terrestre — on les appelle des exoplanètes à période ultra-courte. Leur surface est torride et leur ciel est baigné d'une lumière cramoisie. Comment ont-elles pu se retrouver si près de leur étoile ?
Une nouvelle étude teste une idée simple : tout se joue au bord du disque de gaz et de poussière d'où naissent les planètes. Ce disque ressemble à un tourbillon de gaz et de poussière autour d'une jeune étoile. Son bord interne est la limite au-delà de laquelle la matière ne peut plus tourner : l'étoile la chauffe et la repousse. Les auteurs ont mené des simulations informatiques avec trois scénarios pour ce bord : fixe, s'éloignant ou se rapprochant de l'étoile.
Seuls deux scénarios produisent des planètes à période ultra-courte. Dans le premier, le bord du disque est figé près de l'étoile — et les planètes, comme des cailloux au bord d'une table, s'y accumulent. Dans le second, le bord rampe lentement vers l'étoile, et les planètes le suivent, comme un ressac derrière un bateau. Le troisième scénario, où le bord recule, ne laisse aucune chance aux planètes : elles naissent trop loin et n'ont pas le temps de migrer.
Ainsi, le destin de toute une classe de planètes se joue à la frontière même — là où le disque rencontre l'étoile. Un réglage fin, mais c'est lui qui crée les mondes que nous découvrons autour des lointaines naines rouges.
Les planètes à période ultra-courte sont les plus rapides connues : leur année dure de 4 à 24 heures, et la température de surface peut dépasser 2000 degrés Celsius.