La gravité ordinaire ressemble à un élastique souple. Une étoile massive, en mourant, le déforme si fort qu'elle crée un trou noir — un piège dont rien ne sort, pas même la lumière. Le physicien Roger Penrose a suggéré que la nature cache toujours le cœur derrière une telle « censure cosmique ».
Cependant, dans une nouvelle étude, des scientifiques ont examiné le cas où la courbure de l'espace-temps se comporte comme un élastique très rigide. En ajoutant de la rigidité aux équations de la gravité, ils ont découvert que l'étoile se contracte toujours, mais la membrane ne se referme pas en un sac imperméable. La lumière du centre s'échappe. Imaginez un trampoline : une lourde balle le déforme, mais si le trampoline est trop tendu, les bords ne se rejoignent pas et la balle reste visible.
Ces cœurs « nus » ne sont pas une simple abstraction. Ils pourraient se révéler par des sursauts d'ondes gravitationnelles ou de particules, permettant aux astronomes d'entrevoir le monde de la gravité quantique. Étonnamment, les ajouts mathématiques qui rendent l'élastique rigide apparaissent naturellement dans la théorie des cordes — peut-être que cela se produit dans l'univers réel.
Penrose, prix Nobel, a inventé le terme « censure cosmique » en 1969, mais son hypothèse est désormais contestée dans les théories avec une rigidité supplémentaire de l'espace-temps.