Les ingénieurs fabriquent un alliage pour les concentrateurs solaires en y ajoutant des particules dures, comme des raisins secs dans une pâte, afin qu'elle garde sa forme sous une chaleur extrême. Si les raisins sont trop gros, le matériau fissure. Autrefois, les scientifiques les comptaient manuellement sur des images de microscope.
La méthode simple, qui consiste à repérer uniquement les pixels brillants, était perturbée par toutes sortes d'interférences, comme chercher des raisins sur une nappe à motifs. DT-SegNet est plus malin : une de ses parties (YOLOv5) délimite en un éclair tous les candidats, l'autre (SegFormer), tel un boulanger méticuleux, les cerne dans les moindres détails, offrant une précision comparable à la spectroscopie. Cela réduit l'entropie (le désordre) dans les données, rendant les résultats fiables. Même les imposteurs au carbone, qui se déguisent en raisins, ne passent pas le contrôle.
Les tests l'ont prouvé : DT-SegNet surpasse tous ses concurrents. Des milliers de microphotographies sont analysées en quelques minutes, et de nouveaux alliages ultra-résistants se rapprochent d'un pas.
Le chrome ne rend pas seulement les alliages résistants à la chaleur, il donne aussi aux rubis et aux émeraudes leur couleur profonde.
Le costume d'Iron Man des films résiste à des températures extrêmes ; les réseaux de neurones modernes, en analysant les microstructures des alliages, rapprochent pas à pas de tels matériaux de la réalité.