Un ouragan est une immense colonne de vent qui naît au-dessus d'un océan chaud. Il lui faut de l'énergie, comme un feu a besoin de bois. L'ouragan puise son énergie dans la différence de températures : plus l'eau est chaude et plus l'air en altitude est froid, plus la tempête peut s'intensifier.
Autrefois, les scientifiques pensaient que puisque la planète se réchauffe, les ouragans devaient s'intensifier dans tous les océans à la fois. Mais lorsqu'on a examiné chaque océan séparément, il s'est avéré que ce n'était pas le cas. Dans l'Atlantique Nord, le nombre d'ouragans de la catégorie la plus élevée a augmenté de 7,5 par décennie. En revanche, dans les trois parties de l'océan Pacifique, aucune augmentation de ce type n'est observée : dans une région, la relation est même inverse, et dans les deux autres, elle est inexistante.
C'est comme si, dans une ville, il y avait plus d'incendies à cause de la chaleur, alors que dans la ville voisine, il n'y en avait pas, bien que la chaleur soit la même partout. Cela signifie que le phénomène ne dépend pas seulement de la chaleur, mais aussi de ce qui se passe à chaque endroit : la quantité de poussière dans l'air, la direction des vents, les courants marins. C'est pourquoi les prévisions d'ouragans doivent être faites pour chaque océan séparément, et non pour la planète entière.
L'éruption du volcan Pinatubo en 1991 a rejeté tellement d'aérosols qu'elle a abaissé la température de surface de l'océan pendant plusieurs années et, selon cette étude, a influencé le nombre de cyclones dans l'Atlantique Nord.