Une goutte macroscopique d'huile de silicone qui présente un comportement de type quantique dans un bain vibrant.Une goutte macroscopique d'huile de silicone qui présente un comportement de type quantique dans un bain vibrant est un exemple frappant de la manière dont la physique classique peut imiter les phénomènes quantiques. Lorsqu'une goutte d'huile de silicone est placée sur un bain de fluide vibrant verticalement, elle peut « marcher » à la surface, guidée par son propre champ d'ondes. Ce système, souvent appelé « marcheur », reproduit des comportements que l'on croyait auparavant exclusifs au domaine quantique, tels que l'effet tunnel, les orbites quantifiées et la dualité onde-particule.
Le phénomène a été signalé pour la première fois par Yves Couder et Emmanuel Fort en 2005, qui ont observé que des gouttes rebondissantes pouvaient présenter un comportement ondulatoire. Le terme « marcheur » a été inventé pour décrire ces gouttes autopropulsées.
Le bain vibrant crée une fine couche d'air entre la goutte et le fluide, ce qui permet à la goutte de rebondir sans coalescer. Chaque rebond génère une nouvelle onde qui se propage vers l'extérieur, et la goutte interagit avec son propre champ d'ondes, créant une boucle de rétroaction. Ce couplage entre la goutte et son champ d'ondes conduit à des trajectoires complexes qui ressemblent statistiquement à des distributions de probabilité quantiques.
Ce système sert d'analogue macroscopique pour l'étude de phénomènes de type quantique, offrant un aperçu de la dualité onde-particule et de la mécanique quantique sans nécessiter d'équipement à l'échelle quantique.
Le système du marcheur peut présenter un « effet tunnel » quantique, où la goutte traverse une barrière de potentiel qu'elle ne devrait pas franchir classiquement, uniquement grâce à ses interactions ondulatoires.











