Une poignée de pièces tombe sur une table : pile ou face, elles retombent au petit bonheur la chance. C'est exactement ce à quoi ressemble un instantané d'une chaîne quantique : à certains endroits, il y a une particule, à d'autres non. Mais derrière ce désordre se cache un angle bien précis.
Dans cette étude, une chaîne de particules a été refermée en anneau. On l'a divisée en quatre arcs : deux ont été mesurés, deux sont restés intacts. À partir des positions occupées et vides dans les arcs mesurés, on a calculé l'angle δL. Il s'est avéré que cet angle ne dépend pas de ce qui se trouve dans les arcs non mesurés. Il est déterminé uniquement par l'instantané lui-même.
Lorsqu'on agrandit l'anneau, l'angle commence à se brouiller selon une règle mathématique bien connue — comme la chaleur qui se diffuse en cercle. Cela signifie que les instantanés quantiques, généralement considérés comme un pur chaos, portent en eux une géométrie. Le hasard n'est pas tout à fait aléatoire.
L'angle issu d'un instantané aléatoire se comporte comme la chaleur : à mesure que le système grandit, il se brouille en cercle, tout comme la chaleur se diffuse le long d'un anneau.