Les rayons cosmiques — des particules d'une énergie prodigieuse — filent dans l'obscurité de l'espace intergalactique. Lors d'une collision frontale, leur puissance pourrait se comprimer en un trou noir de la taille d'un atome. Pas de danger : telle une goutte d'eau sur une poêle brûlante, ce trou s'évapore instantanément, se dispersant en un flux de neutrinos — des particules fantômes que même le plomb ne peut arrêter. Ce processus a été décrit par Stephen Hawking.
Les astronomes ont déjà analysé les neutrinos provenant de la galaxie TXS 0506+056. Résultat : si des trous noirs naissent, c'est uniquement à des énergies où la trame de l'espace-temps elle-même se comporte de manière étrange. Les futurs télescopes iront plus loin. L'intrigue tient en un indice : lors de leur évaporation, ces trous émettent un nombre égal de neutrinos de toutes sortes — une anomalie que l'on peut repérer dans le bruit de fond. Et si des dimensions supplémentaires existent, une partie des neutrinos pourrait y plonger puis en revenir, engendrant de mystérieux sursauts dans le vide. Ce serait un indice de réalités cachées où errent les ondes gravitationnelles.
Un micro-trou noir de la masse d'un moustique s'évanouirait en $10^{-27}$ s, libérant l'énergie d'une tonne de TNT — mais sans danger : presque tout partirait en neutrinos qui vous traverseraient sans même vous remarquer.
L'idée de particules s'échappant vers d'autres dimensions évoque la série « Fringe », où des univers parallèles échangeaient des signaux inexplicables.