La méthode de la « double copie » en physique, c'est un peu comme un truc de cuisine : le cuisinier prend une recette de soupe froide et, en doublant les ingrédients, obtient une recette de rôti chaud. De la même manière, l'interaction des particules via les forces électriques (base du modèle standard) se transforme en gravité, qui décrit la courbure de l'espace-temps.
Jusqu'ici, ce truc n'avait été testé que dans l'espace vide. On l'a maintenant appliqué au rayonnement de Stephen Hawking émis par un trou noir. La « soupe » de départ, c'est la création de particules dans un champ électrique, un processus sans température ni horizon. Après double copie, on obtient un rayonnement avec une entropie (mesure du désordre), comme s'il provenait d'un objet chaud. L'horizon et la température n'étaient pas dans la recette, ils sont apparus tout seuls.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2510.25852
Gravity and gauge theory are concretely linked by the double copy. Although well-studied at the level of perturbative scattering in vacuum, far less is known about non-perturbative aspects or extensions of the double copy beyond trivial backgrounds. We show here how Hawking radiation in a collapse metric, its associated thermal spectrum, and horizon-dependence, emerges from the double copy of particle production in a background gauge field, where there is no global horizon, nor a thermal spectrum. Our approach combines worldline and amplitudes methods, and allows the unification of several classical and quantum double copy prescriptions for black hole spacetimes.
La création de particules dans un champ électrique intense (effet Schwinger) n'a jamais été observée en laboratoire – il faudrait une énergie inimaginable. En revanche, sa double copie, le rayonnement de Hawking, les astronomes espèrent la repérer au bord de vrais trous noirs.