Transformer le CO₂ en carburant, c'est un peu comme trouver la seule bonne façon de ranger des milliards d'objets dans une valise. Un ordinateur classique essaie les combinaisons une par une, y passant des décennies, tandis qu'un ordinateur quantique semble voir toutes les combinaisons d'un coup. Cette tâche est cruciale pour l'écologie : en ajoutant de l'hydrogène et l'énergie du soleil, on peut redonner vie au carbone. La clé n'était pas la puissance, mais la précision : la moindre erreur annule tout le résultat, comme une chaussette mal pliée dans la valise. Les méthodes de Peter Shor ont permis de détecter ces erreurs. Résultat : au lieu de 22 ans, un jour. La valise qui résistait depuis des années se boucle en une minute. C'est la première fois qu'un ordinateur quantique surpasse un ordinateur classique dans la pratique.
L'énergie verte, les matériaux, les médicaments : tout cela cesse d'être de la science-fiction.
Le mot « carbone » vient du latin carbo, qui signifie charbon. Et les processeurs quantiques sont refroidis à des températures plus basses que celles de l'espace intersidéral, afin de contrôler les atomes.