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Les astronomes ont utilisé une astuce maligne : une planète sans air est devenue un micro qui n'enregistre que les parasites de l'étoile.
Pour écouter l'atmosphère d'une planète lointaine, le bruit de l'étoile est un vrai casse-tête. Dans le système TRAPPIST-1, les astronomes ont utilisé une planète « espionne » : TRAPPIST-1 b est une voisine sans air qui n'enregistre que les parasites. En soustrayant cet enregistrement du signal de la planète TRAPPIST-1 e, on peut isoler la voix pure de son air.
La méthode fonctionne quand l'étoile est calme. Mais qu'elle s'embrase, et les parasites changent plus vite qu'on ne peut les soustraire. Une seule éruption peut doubler la luminosité de TRAPPIST-1 pendant quelques minutes — et tout le fragile calcul s'effondre.
Les premières observations du James Webb ont prouvé que l'idée est bonne : les jours calmes, aucune trace d'air n'apparaît, comme prévu. Mais les caprices de l'étoile continuent de jouer au téléphone arabe. La recherche d'une atmosphère autour de TRAPPIST-1 e se poursuit — dans l'espoir de surprendre l'étoile de bonne humeur.
Le système TRAPPIST-1 est si compact que toutes ses planètes tiendraient à l'intérieur de l'orbite de Mercure. Une année sur TRAPPIST-1 e ne dure que 6 jours terrestres.