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Des physiciens ont pour la première fois cultivé des états quantiques quasi parfaits sur une puce supraconductrice, réduisant les erreurs par 40.
Les ordinateurs quantiques ont besoin d'états magiques — des particules auxiliaires spéciales pour fonctionner sans erreur. Autrefois, on les obtenait par purification répétée, un peu comme une distillation sans fin : chaque étape ajoutait de l'entropie (du désordre), comme des mauvaises herbes dans un jardin, et dévorait les ressources. La pureté désormais accessible n'était généralement réservée qu'aux produits des supernovas. La nouvelle approche, la culture, fonctionne autrement. Les scientifiques placent une « graine » d'état dans un motif ordonné de qubits, appelé modèle standard de code de surface, et elle germe pour prendre la forme voulue. Sur une puce supraconductrice, ce jardin a donné une pureté record de 99,99 %, mais seulement 8 % des tentatives ont réussi — les autres ont été écartées.
Comme des plantes rares, les pousses survivantes portent des propriétés idéales.
Cette méthode de culture a réduit les erreurs par 40 et remplacé la purification complexe. Les ordinateurs quantiques sont désormais plus proches de la découverte de nouveaux matériaux et médicaments.
Pour atteindre une telle précision, il aurait fallu distiller de l'alcool plus de 40 fois — ici, un seul cycle de culture a produit le même effet.
Dans le roman « Anathem » de Neal Stephenson, des moines quantiques cultivent des états de conscience, un peu comme les physiciens sur puce, pour influencer la réalité.