Dans un cristal de diamant, on trouve parfois un minuscule défaut : un atome d'azote occupe la place d'un carbone, et à côté, un nœud du réseau est vacant. Les électrons à cet endroit se comportent comme une toupie qui peut tourner dans différentes directions. Ces « toupies » sont des cellules toutes prêtes pour les futurs ordinateurs quantiques et les capteurs ultra-sensibles.
Mais pour assembler un appareil à partir de ces défauts, il faut savoir à l'avance comment ils vont s'influencer mutuellement. Un ordinateur classique s'embourbe rapidement dans les calculs : trop de particules, trop d'interactions. Les auteurs de l'étude proposent de confier cette tâche à un ordinateur quantique. Ils ont écrit un programme qui sait compresser la description du système et accélérer les calculs, économisant jusqu'à un tiers des opérations.
Le test sur un exemple réel — la lacune d'azote dans le diamant — a montré que les calculs sur ordinateur quantique concordent avec les calculs classiques, mais ouvrent la voie à des systèmes plus complexes. Ainsi, l'ordinateur quantique devient une table à dessin pour les matériaux du futur.
La lacune d'azote dans le diamant est si sensible au champ magnétique qu'elle peut détecter le champ d'un seul électron situé dans une molécule voisine.