Un vieux t-shirt dissous dans une solution alcaline donne un gel, qui devient le cœur d'un accumulateur d'énergie. Le second composant est fabriqué à partir de chitosane, une substance extraite des carapaces de crevettes. Pas de métaux : uniquement du coton recyclé et des fruits de mer.
Le gel est imprégné de sel d'ammonium, ce qui fait passer sa conductivité de 17,1 à 37,8 millisiemens par centimètre, soit presque le double. C'est comme remplacer un sentier étroit par une large route pour les ions : les charges se déplacent plus vite. Lors des tests, le dispositif a montré un temps de réponse de 3,2 secondes, comparable à celui des produits commerciaux.
Après 1000 cycles de charge, la capacité n'a pas diminué, mais a augmenté de 12,3 %. La résistance a légèrement augmenté, passant de 18 à 22 ohms. La cause : de minuscules traces de fer provenant du boîtier en acier, qui ont réagi avec le gel. Dans une pile bouton compacte, cela ne se produirait pas. Ce n'est pas une panne, mais une particularité du montage en laboratoire.
Ce supercondensateur peut être éliminé sans danger pour l'environnement. Il ne nécessite pas de métaux rares comme le lithium ou le cobalt, et il est fabriqué à partir de matériaux que l'on jette habituellement. Peut-être qu'un jour, de vieux jeans alimenteront des appareils électroniques portables.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2602.13432
This study presents an eco-friendly and bio-based symmetric supercapacitor using cotton textile waste-derived hydrogels as electrolytes and chitosan-based carbon electrodes as metal-free charge-storage components. Cotton-derived hydrogels were synthesized via an alkaline dissolution-gelation route and modified with ammonium thiocyanate (NH4SCN) to enhance ionic conductivity. The ionic modification increased the hydrogel conductivity from 17.1 to 37.8 mS cm^-1, confirming a nearly twofold improvement in ion transport efficiency. The resulting hydrogel exhibited improved thermal stability, homogeneous ionic transport, and strong polymer-ion interactions confirmed by FTIR and TGA analyses. In a symmetric device, the ion-modified hydrogel enables reduced equivalent series resistance, faster charge-transfer kinetics, and a short time constant (tau = 3.2 s), comparable to commercial energy-storage systems. After 1000 cycles, the device exhibits a 12.3% increase in specific capacitance, confirming stable proof-of-concept operation. Cycling leads to a moderate increase in R_ESR (18 to 22 ohm) and tau (3.2 to 4.1 s), indicating slower charge-ion redistribution. Notably, this R_ESR includes the contribution of the test-cell setup; in compact coin-type configurations, the resistance would be considerably lower. EIS reveals a concurrent rise in interfacial resistive terms, consistent with post-cycling hydrogel darkening and FTIR evidence of Fe-SCN coordination, suggesting that resistance buildup mainly originates from minor Fe-SCN interactions when the expelled liquid reaches the stainless-steel collector, rather than from loss of capacitive functionality. Overall, these results demonstrate the viability of cotton waste-derived hydrogels and chitosan-based electrodes as sustainable components for green energy storage, offering a recyclable and eco-friendly alternative to conventional systems.
Le chitosane utilisé dans les électrodes est extrait des carapaces de crevettes et de crabes, des déchets de l'industrie agroalimentaire dont on produit des millions de tonnes chaque année.