Chaque qubit possède son propre anneau, qui glisse librement sur le beignet. Toute la logique quantique se réduit à des mouvements fluides : déplacer, retourner, connecter. L'intrication, par exemple, c'est lorsque deux beignets se collent et que les anneaux se mettent à tourner en synchronie, comme des patineurs artistiques en couple.
Cette approche s'appuie sur les travaux de Julian Schwinger et Pascual Jordan. Mais la surprise la plus étonnante : même après un tour complet autour du beignet, l'anneau ne revient pas exactement à son état initial — il acquiert un décalage à peine perceptible, une mémoire du voyage. Cette subtile dérive géométrique est déjà utilisée dans des expériences, et à l'avenir, elle deviendra la base de capteurs quantiques capables de détecter les ondes gravitationnelles.
Le décalage géométrique après un tour complet — analogue à la phase de Berry — est déjà appliqué dans des prototypes de gyroscopes quantiques et d'antennes gravitationnelles.