Les pulsars sont des balises dans l'Univers : leurs impulsions radio arrivent avec une précision d'horloge. Lorsqu'une ondulation de l'espace-temps passe entre nous et un pulsar, les impulsions sont légèrement retardées ou avancées. Les astronomes suivent des dizaines de pulsars et écoutent comment cette ondulation – un bourdonnement de basse fréquence – perturbe leur rythme. C'est ainsi qu'ils cherchent les ondes gravitationnelles, produites par exemple par des paires de trous noirs supermassifs au centre des galaxies.
Ce bourdonnement ne devrait pas être parfaitement uniforme : si les ondes proviennent des amas de galaxies les plus proches, leur contribution devrait être plus forte dans cette direction du ciel. Les auteurs ont pris la carte des galaxies du catalogue 2MPZ – en gros, une photographie du voisinage jusqu'à environ deux milliards d'années-lumière – et l'ont intégrée dans un modèle mathématique qui décrit comment les pulsars « entendent » ce bourdonnement. Il s'avère que la carte n'apporte presque rien : les données de NANOGrav sur 15 ans ne montrent aucune corrélation notable entre le bourdonnement et la disposition des galaxies.
Par conséquent, la source des ondes gravitationnelles est soit plus lointaine, soit répartie plus uniformément que les galaxies de notre carte. Pour l'instant, on ne peut que borner supérieurement la part du bourdonnement qui reproduit la structure du catalogue 2MPZ. À l'avenir, avec des cartes plus détaillées et des observations plus longues, cette méthode pourrait permettre de discerner des « voix » individuelles dans le bruit de fond.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2603.02110
Recent PTA analyses reporting evidence for a nanohertz common-spectrum process motivate targeted tests of whether any anisotropic component of the stochastic gravitational-wave background (SGWB) is correlated with the nearby large-scale structure (LSS), as anticipated for an astrophysical background dominated by supermassive black hole binaries. We present the first Bayesian PTA likelihood analysis that embeds an externally observed, full-sky galaxy-survey LSS template directly as an overlap-reduction-function (ORF) component. Using the 2MASS Photometric Redshift (2MPZ) galaxy catalog, we construct low-multipole LSS--correlated ORF templates in two redshift slices ($$0
Le catalogue 2MPZ contient près d'un million de galaxies, et toutes tiendraient sur une carte que l'on pourrait déplier sur une table – mais chaque point de cette carte est à des milliards d'années-lumière de nous.