L'atmosphère est un système chaotique, et une prévision détaillée pour toute la planète exige des puissances de calcul colossales. StretchCast contourne ce problème en fonctionnant comme l'œil humain : il crée une « vision nette » au-dessus de la région choisie avec une grille très fine, tandis que le reste du monde est vu flou – mais suffisamment pour capter les connexions globales.
Le modèle a été entraîné sur 25 ans d'archives d'observations, où le soleil chauffe les océans, l'eau s'évapore et les vents naissent. Une grille de seulement 8 000 cellules (des centaines de fois plus petite que dans les modèles classiques) couvre la planète et reproduit fidèlement les typhons, en raccordant en douceur les prévisions aux frontières des zones. Le chaos de l'atmosphère, c'est l'entropie, une mesure du désordre, et la résolution variable empêche les artefacts de calcul de submerger la simulation.
L'approche n'est pas nouvelle : dès les années 1940, John von Neumann rêvait de prévisions météo numériques. Aujourd'hui, StretchCast prouve que des prévisions régionales détaillées sont possibles même sans supercalculateurs – c'est un œil perçant pour chaque coin de la Terre.
Pour couvrir la Terre sans distorsion aux pôles, StretchCast utilise une grille semblable à celle d'un ballon de football – des panneaux de tailles différentes.