La matière noire échappe toujours à l'observation directe, bien que sa gravité maintienne les galaxies ensemble. Une des hypothèses veut qu'elle soit constituée d'axions – des particules très légères prédites par la théorie du modèle standard.
La nouvelle méthode utilise un capteur magnétique quantique (SQUID) qui perçoit les moindres variations du champ – telle une antenne à l'écoute du murmure cosmique. Pour éliminer les interférences, le champ est modulé d'une manière particulière : le signal de l'axion apparaît alors comme une ondulation à peine perceptible sur le bruit de fond. Mais l'astuce principale, c'est l'immense bande d'observation. L'appareil balaie d'un coup un énorme intervalle de « fréquences », couvrant les masses possibles des axions sur un facteur de 10¹⁵ – c'est comme chercher une aiguille non pas dans une botte de foin, mais dans tout le système solaire. Pour comparaison : un récepteur radio ordinaire ne couvre qu'une gamme d'un million de fois. Cette approche transforme le détecteur en une sorte de spectroscope de la matière noire, qui analyse non pas la lumière, mais les vibrations magnétiques. La sensibilité attendue dépasse de plusieurs ordres de grandeur les expériences existantes et ne dépend presque pas de la masse de l'axion. L'installation est également capable de rechercher d'autres candidats, comme les photons sombres.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2605.11078
We propose a novel broadband strategy to search for axions by leveraging observables controlled by the axion field squared. We present a practical implementation of this concept for probing the axion--photon coupling. This is done by operating a dc SQUID at the flux sweet spot, where the voltage depends quadratically on the magnetic flux, and using lock-in modulation to evade low-frequency noise. The proposed setup is ultra-broadband, spanning over 15 orders of magnitude in axion mass, with further expansion of the mass range possible. The projected sensitivity is $$|g_{a\gamma\gamma}| \gtrsim 10^{-16} \text{ GeV}^{-1}$$, orders of magnitude better than current bounds, and largely independent of axion mass. We discuss the sources of systematic background and a nulling technique to reduce them to an acceptable level. We also discuss how our strategy could be adapted to probe the axion-fermion coupling, as well as to detect other dark matter candidates such as dark photons.
Les axions sont si légers que leur masse est des milliards de fois plus petite que celle de l'électron. Mais s'ils remplissent l'Univers, leur poids total expliquerait précisément pourquoi les galaxies tournent plus vite qu'elles ne le devraient.