Sur un anneau en forme de beignet, la théorie vit à la surface, tandis qu'à l'intérieur se cache un espace courbe — comme une selle qui s'élargit vers les bords. Selon le principe holographique de Juan Maldacena, tout ce qui se passe à l'intérieur peut être décrit par des données sur la frontière.
Il s'avère que pour cette forme, cette connexion devient un miroir parfait : une mesure simple de l'influence d'un point sur un autre à la surface est exactement égale à la longueur du chemin le plus court à travers l'espace intérieur courbe. C'est une égalité stricte, pas une approximation, et elle fonctionne même pour les champs les plus simples, où les calculs les plus complexes se réduisent de manière inattendue à une seule ligne.
Il en va de même pour l'intrication quantique : sa mesure — l'entropie d'intrication — entre deux parties de la surface coïncide avec l'aire d'une section particulière à l'intérieur. Ainsi se construit un dictionnaire exact : l'information à la frontière est le reflet de la géométrie dans le volume. Cette approche promet de simplifier les calculs et aide à comprendre la gravité quantique près des trous noirs.
La forme du beignet permet de cacher des dimensions supplémentaires — comme dans un vieux jeu vidéo où le personnage sort de l'écran par un bord pour réapparaître de l'autre côté.
Le principe holographique fait écho à « Matrix » et aux romans d'Alastair Reynolds : la réalité pourrait n'être qu'une projection depuis une surface.