Le monde quantique joue à un drôle de jeu avec la causalité. Si dans la vie ordinaire on sale toujours la soupe avant de la servir, ici les ingrédients se retrouvent dans l'assiette en même temps, et le cuisinier ne se souvient plus de l'ordre. Les physiciens se sont demandé : peut-on mesurer cette « recette » ? La réponse est non. Les chercheurs ont établi des critères précis de mesurabilité : l'appareil doit distinguer les états sans erreur. Mais l'ordre causal, telle une pile de cartes mélangées, ne garde pas la mémoire de la couleur qui était au-dessus. Cette perte d'information est une entropie quantique : le chaos efface le passé. Le plus étonnant, c'est qu'en laboratoire on crée des boucles où A provoque B, et B provoque simultanément A. Un tel « interrupteur » renverse la logique habituelle. En revanche, la relativité restreinte interdit strictement aux signaux de dépasser la vitesse de la lumière, préservant ainsi la causalité. Comprendre les règles du miroir quantique ne change pas seulement la philosophie, mais est aussi nécessaire pour développer les ordinateurs quantiques et percer les mystères des trous noirs.
Dans le monde quantique, on peut créer une situation où l'événement A est la cause de l'événement B, et en même temps B est la cause de A. C'est ce qu'on appelle un interrupteur quantique.