Les ondes gravitationnelles sont des vibrations invisibles de l'espace lui-même, comme le son d'une corde cosmique géante. Les détecteurs ordinaires captent les « notes » graves émises par la fusion de grands trous noirs. Mais il existe aussi des ondes gravitationnelles à haute fréquence — des frémissements ultrarapides nés de trous noirs primordiaux microscopiques, vestiges du Big Bang. En traversant les champs magnétiques de l'Univers, ces vibrations se transforment en ondes radio — comme une guitare acoustique branchée sur un amplificateur qui produit soudain un signal électrique. Les radiotélescopes, tels que CHIME et FAST, captent ce signal, permettant d'entendre ce qui était jusqu'alors inaudible. Mais le plus surprenant : ces mêmes ondes peuvent être émises par des nuages de particules invisibles ultralégères qui grouillent autour des trous noirs. Si nous parvenons à capter leur « sonnerie » monochromatique, ce sera la clé pour percer le mystère de la matière noire — cette substance énigmatique qui maintient les galaxies ensemble.
Le radiotélescope CHIME, conçu pour rechercher de mystérieux sursauts radio, s'est avéré par hasard être un détecteur d'ondes gravitationnelles idéal.