Dans les catalogues d'exoplanètes, on trouve une multitude de mondes dont la taille se situe entre celle de la Terre et celle de Neptune. On les divise en deux groupes : les super-Terres rocheuses et les mini-Neptunes gazeuses. Dans le système solaire, il n'en existe pas, et les scientifiques débattent de leur origine.
Les auteurs de l'étude ont examiné le « passeport » de chaque planète — son orbite. Chez les mini-Neptunes, ils ont découvert une relation nette : plus l'année est courte (période de révolution), plus l'orbite est allongée. Chez les super-Terres, une telle relation n'existe pas, ou peut-être même est-elle inverse.
Cette différence est comme des empreintes digitales laissées par des passés différents. Les super-Terres semblent avoir connu une « jeunesse agitée » : leurs orbites ont été déformées par des chocs gravitationnels et des collisions géantes. Les mini-Neptunes ont grandi plus calmement — sous l'effet de forces de marée douces. Ainsi, un seul paramètre orbital a raconté toute une histoire.
Certaines super-Terres sont si proches de leur étoile que leur surface pourrait être un océan de magma en fusion.
Dans le roman « Rendez-vous avec Rama » d'Arthur C. Clarke, un vaisseau extraterrestre est pris pour un astéroïde — n'est-ce pas une super-Terre confondue ?