L'océan emmagasine l'énergie solaire en faisant danser les vagues. Les flotteurs qui se balancent sur les vagues transforment ce mouvement en électricité, mais leur efficacité dépend de leur forme, de leur position et de leur réglage. Autrefois, ces paramètres étaient choisis séparément, sans tenir compte de leurs interactions dans la mer réelle.
Le nouveau modèle intègre tous les calculs et prend en compte l'incertitude. Le programme fait défiler les géométries, les dispositions et les résistances des flotteurs, les teste par tous les temps, et trouve la configuration la plus puissante et la plus compacte. L'entropie, cette mesure du désordre, devient une alliée dans la recherche de l'optimum. Cet outil mathématique vient de l'aviation : c'est ainsi qu'on calculait autrefois la turbulence dans les moteurs.
La conception conjointe puise ses racines dans les travaux de Daniel Bernoulli et Leonhard Euler, et le mouvement des vagues a été décrit par George Gabriel Stokes.
Une seule grosse vague océanique, haute comme un immeuble de trois étages, peut transporter assez d'énergie pour alimenter un petit village pendant une journée entière.