Un nouveau système analyse un court entretien pour reconnaître les doutes d'une personne, en combinant texte, voix et expressions faciales. Mais la clé principale de l'incertitude s'est révélée être la matière noire de la parole : les pauses et les mots de remplissage que les systèmes vocaux standard effacent comme un trou noir. Ce sont précisément ces silences, généralement considérés comme du bruit, qui ont fourni le signal non verbal le plus indépendant.
Bien que le langage reste le canal le plus puissant, le silence entre les mots trahit le doute plus précisément que les intonations. Les chercheurs ont également constaté que tenter de prendre en compte des signaux contradictoires — par exemple un sourire accompagnant une voix triste — ne faisait que déstabiliser le système. Un simple réglage du seuil de déclenchement et une décomposition du signal en composantes ont permis de contourner le modèle standard, en identifiant avec précision les doutes même sur des données inconnues. Cette approche sera utile dans les services d'assistance et pour l'évaluation de l'état émotionnel.
Environ 40 % de la parole spontanée est constituée de pauses et de remplisseurs que les systèmes vocaux écartent, perdant ainsi de précieux indices sur l'incertitude.