Les mathématiciens l'ont confirmé : la réponse idéale à une pandémie, c'est la stratégie du « marteau et de la danse ». D'abord, un confinement brutal écrase la vague de contaminations, comme un coup de marteau. Quand les hôpitaux se vident, la danse commence — un retour prudent, pas à pas, à la vie normale. Ce calendrier est sorti tout seul des calculs informatiques : le système a passé en revue des scénarios sur cinq semaines, en évaluant les pertes humaines et économiques, et a choisi la voie la plus douce.
À la base, il y a le modèle standard, qui répartit les gens en susceptibles, infectés, guéris et vaccinés. Curieusement, regarder au-delà de 35 jours n'a pas de sens : le résultat ne change presque pas. En revanche, si on planifie sur une période plus courte, les pertes augmentent fortement. Le plus surprenant : cette stratégie a d'abord été proposée non pas par un scientifique, mais par un blogueur-analyste ; Daniel Bernoulli et Leonhard Euler ont posé les fondations mathématiques, et les calculs modernes n'ont fait que confirmer leur justesse.
Après le « marteau », le système tend naturellement vers l'équilibre : l'entropie augmente, et la danse l'empêche simplement de basculer dans un nouveau chaos. Et l'expansion de l'univers initiale de l'épidémie exige précisément une réponse aussi brutale.
En 1760, Daniel Bernoulli a démontré mathématiquement que la vaccination contre la variole réduisait la mortalité, bien avant la découverte des virus.