Un détecteur quantique, c'est comme un pendule sensible suspendu dans le vide. Si une onde gravitationnelle brutale passe à proximité, on pourrait s'attendre à ce que le pendule se mette à osciller. Mais le calcul montre le contraire : l'onde ne l'agite pas, elle amortit au contraire les oscillations déjà présentes.
Dans ce travail, le détecteur est modélisé comme un oscillateur harmonique interagissant avec un champ scalaire sans masse dans l'espace-temps d'une onde plane impulsionnelle. Deux cas sont considérés : une onde gravitationnelle pure (sans sources) et une onde électromagnétique nulle. Dans les deux cas, en comparant avec l'espace vide, les auteurs constatent que l'onde supprime les transitions de l'état fondamental vers le premier état excité. Cela signifie que le détecteur reste « plus calme » qu'en l'absence d'onde.
L'approche est non perturbative, c'est-à-dire qu'elle n'exige pas un couplage faible. Le résultat est donc valable aussi pour une interaction forte, là où les approximations habituelles échouent. Cela rappelle la situation où une forte rafale de vent ne fait pas balancer une balançoire, mais la plaque au sol.
La suppression de l'excitation signifie que l'onde impulsionnelle peut agir comme un « stabilisateur » quantique, réduisant les fluctuations d'énergie dans le détecteur.