La marche quantique ressemble à une promenade où, à chaque intersection, on lance une pièce. Dans le monde quantique, la pièce peut être en superposition — retomber sur ses deux faces à la fois. La particule explore alors tous les chemins simultanément. Ajoutez des perturbations chaotiques sur le chemin, et le tableau change.
Les chercheurs ont découvert que si la pièce est légèrement biaisée au départ, la particule avance d'abord, puis fait demi-tour et revient — comme un boomerang. Cependant, elle n'atterrit pas au point de lancement, mais du côté opposé. Le retour se produit sans impulsion extérieure : il est déclenché par une « impulsion » interne et par la façon dont la particule s'intrique avec son environnement. Avec le temps, ce lien se brise — la décohérence quantique la prive de ses propriétés quantiques.
Ce comportement pourrait servir dans les ordinateurs quantiques pour transmettre des données avec précision et supprimer les erreurs. En ajustant l'inclinaison de la « pièce » et le niveau de bruit, on peut créer un signal qui revient tout seul au nœud voulu.
Bien que l'effet soit appelé boomerang, il ne revient pas toujours dans la main — parfois il arrive derrière vous.
Cela ressemble aux boucles temporelles de la science-fiction : on fait un pas en avant, et on se retrouve de l'autre côté.