
Un analogue quantique de la marche aléatoire classique, où une particule se déplace dans un graphe en superposition de chemins.Une marche quantique est l'équivalent quantique d'une marche aléatoire classique, où une particule (ou un système quantique) se déplace dans un graphe ou un réseau en superposition de plusieurs chemins simultanément. Contrairement à un marcheur classique qui avance pas à pas avec des probabilités, un marcheur quantique évolue de manière cohérente, les amplitudes des différents chemins interférant de manière constructive ou destructive. Cette interférence peut conduire à un comportement radicalement différent, comme une propagation balistique (où la variance croît quadratiquement avec le temps) au lieu de la propagation diffusive classique (croissance linéaire).
Le concept de marche quantique a été introduit indépendamment par Y. Aharonov, L. Davidovich et N. Zagury en 1993, puis formalisé par J. Kempe en 2003. Il s'inspire de la marche aléatoire classique, mais adapté aux principes de la mécanique quantique.
La marche quantique est généralement implémentée en utilisant un degré de liberté de 'pièce' (comme un spin) qui détermine la direction du mouvement, et un degré de liberté de position. À chaque étape, la pièce est tournée (via une opération unitaire) puis la particule se déplace conditionnellement à l'état de la pièce. Comme la particule est en superposition d'états de pièce, elle explore effectivement tous les chemins à la fois. L'interférence entre ces chemins peut renforcer ou supprimer les probabilités à certaines positions, conduisant à une propagation plus rapide et à des motifs uniques comme l'effet 'boomerang quantique' mentionné dans les titres.
Les marches quantiques sont utilisées comme primitive computationnelle dans les algorithmes quantiques, tels que l'algorithme de recherche de Shenvi, Kempe et Whaley, et pour simuler le transport quantique dans des réseaux complexes, y compris la photosynthèse et la biologie quantique.
Dans une marche quantique sur une ligne, la distribution de probabilité peut présenter une structure à 'double pic', le marcheur se propageant beaucoup plus vite que toute marche aléatoire classique, un phénomène observé expérimentalement avec des photons et des atomes.





