Chaque jour, des particules d'une énergie colossale frappent l'atmosphère terrestre, telles des lettres anonymes. Leur origine est longtemps restée un mystère. Une nouvelle étude révèle que ces « visiteuses » pointent vers des galaxies voisines, où se produisent de temps à autre des catastrophes : des collisions d'étoiles à neutrons, ces sphères ultra-denses de la taille d'une ville mais pesant autant que le Soleil. Lors de l'impact, elles éjectent des particules comme des envois postaux, et certaines filent droit vers nous.
Ce modèle explique aussi pourquoi les hémisphères nord et sud observent un « assortiment » de particules légèrement différent : tout simplement, les « bureaux de poste » les plus proches — les sources — se trouvent de part et d'autre du ciel. On pensait auparavant que la composition des rayons dépendait uniquement de l'énergie, mais il est désormais clair que la clé réside dans la position des galaxies émettrices.
Une telle particule, plus petite qu'un atome, transporte une énergie comparable à l'impact d'une balle de baseball — c'est comme si un pigeon voyageur livrait un camion.