
Le passage d'un corps céleste devant le disque d'une étoile, provoquant une diminution temporaire de la luminosité de l'étoile.Un transit est le passage d'un corps céleste devant le disque d'une étoile, provoquant une diminution temporaire et périodique de la luminosité de l'étoile. Dans le contexte de la recherche d'exoplanètes, un transit se produit lorsqu'une planète passe devant son étoile hôte vue depuis la Terre. Cet événement bloque une petite fraction de la lumière de l'étoile, produisant une baisse caractéristique dans sa courbe de luminosité. Les transits sont l'une des méthodes les plus efficaces pour détecter et caractériser les exoplanètes, fournissant des informations sur leur taille, leur période orbitale et même la composition de leur atmosphère.
Le premier transit observé d'une planète hors du système solaire a été réalisé par Henry G. van de Hulst en 1952, mais le premier transit d'exoplanète confirmé a été observé en 1999 pour HD 209458b par David Charbonneau et ses collaborateurs. La méthode a gagné en importance avec le télescope spatial Kepler, lancé en 2009, qui a découvert des milliers d'exoplanètes en transit.
Lorsqu'une planète transite, le flux observé de l'étoile diminue d'une quantité proportionnelle au carré du rapport entre le rayon de la planète et celui de l'étoile. La durée et la forme de la baisse de transit révèlent la période orbitale et le paramètre d'impact. En mesurant la chronométrie précise des transits, les astronomes peuvent détecter des planètes supplémentaires via les variations de chronométrie de transit. Pendant un transit, une petite fraction de la lumière stellaire traverse l'atmosphère de la planète, et la spectroscopie peut révéler des raies d'absorption de molécules atmosphériques.
La photométrie de transit est la méthode principale utilisée par les missions spatiales comme Kepler, TESS et la future PLATO pour découvrir et étudier les exoplanètes, y compris les mondes rocheux potentiellement habitables.
Le premier transit d'exoplanète jamais observé (HD 209458b) a également été la première exoplanète dont l'atmosphère a été directement détectée, révélant des raies d'absorption du sodium en 2001.



















