Les supernovae pointent vers une énergie noire variable express

Original: "Strong Progenitor Age-bias in Supernova Cosmology. II. Alignment with DESI BAO and Signs of a Non-Accelerating Universe"
arXiv:2510.13121 · 2025-10-15 · CC BY 4.0 · 1 min
En tenant compte de l'âge des étoiles progénitrices des supernovae, il s'avère que l'énergie noire n'est probablement pas constante, mais change avec le temps.

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Les astronomes utilisent les supernovae de type Ia comme des chandelles. Leur luminosité était considérée comme constante. La découverte de l'accélération de l'Univers grâce à elles a valu le prix Nobel à Adam Riess, Saul Perlmutter et Brian Schmidt. Mais des mesures de l'âge des étoiles progénitrices ont révélé que plus elles sont âgées, plus l'explosion est faible (5,5 sigma). Plus on regarde loin, plus les supernovae semblent brillantes – cela fausse l'image de l'expansion de l'Univers. C'est comme si les vieilles chandelles donnaient moins de lumière et que l'on se trompait sur les distances.

La prise en compte de l'âge change tout : les données s'ajustent mieux au modèle d'une énergie noire variable qu'au modèle standard de la cosmologie.

En ajoutant à l'analyse l'« écho » de l'Univers primordial (les oscillations acoustiques des baryons) et le rayonnement fossile, la contradiction avec une énergie noire constante s'intensifie jusqu'à un impressionnant 9 sigma. Le résultat le plus inattendu : l'accélération de l'Univers pourrait avoir déjà cessé.

Résumé original

tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2510.13121

Supernova (SN) cosmology is based on the key assumption that the luminosity standardization process of Type Ia SNe remains invariant with progenitor age. However, direct and extensive age measurements of SN host galaxies reveal a significant (5.5{\sigma}) correlation between standardized SN magnitude and progenitor age, which is expected to introduce a serious systematic bias with redshift in SN cosmology. This systematic bias is largely uncorrected by the commonly used mass-step correction, as progenitor age and host galaxy mass evolve very differently with redshift. After correcting for this age-bias as a function of redshift, the SN dataset aligns more closely with the w0waCDM model recently suggested by the DESI BAO project from a combined analysis using only BAO and CMB data. This result is further supported by an evolution-free test that uses only SNe from young, coeval host galaxies across the full redshift range. When the three cosmological probes (SNe, BAO, CMB) are combined, we find a significantly stronger (> 9{\sigma}) tension with the {\Lambda}CDM model than that reported in the DESI papers, suggesting a time-varying dark energy equation of state in a currently non-accelerating universe.

Les supernovae de type Ia naissent lorsqu'une naine blanche attire la matière d'une étoile compagne et, ayant atteint une masse critique, explose. Malgré leur nom « Ia », elles n'ont rien à voir avec les classes d'étoiles – c'est une classification historique basée sur les spectres.

Scientifiques
Alan GuthAlexander FriedmannAndrei LindeGeorges LemaîtreJames PeeblesBernhard Riemann
Notions
progéniteur âge stellaire cosmologie des supernovae âge de l'univers chronométrie cosmique modèle cosmologique standard cosmologie supernova de type Ia population stellaire mécanismes de croissance des galaxies Big Bang