Des ondes sonores dans l'univers primordial qui ont laissé des empreintes sur la distribution des galaxies.Les oscillations acoustiques sont des ondes sonores qui se sont propagées à travers le plasma chaud et dense de l'univers primordial avant la recombinaison. Ces ondes étaient entraînées par la compétition entre l'attraction gravitationnelle et la pression de radiation, créant des régions alternées de densité plus élevée et plus faible. Après que l'univers se soit suffisamment refroidi pour que des atomes neutres se forment, ces variations de densité ont été figées dans la distribution de la matière, laissant une empreinte caractéristique sur le fond diffus cosmologique et sur la structure à grande échelle des galaxies.
La théorie a été développée dans les années 1970 et 1980, avec des contributions clés de P.J.E. Peebles et d'autres. La première détection claire des pics acoustiques dans le fond diffus cosmologique a été réalisée par l'expérience BOOMERanG en 2000, suivie de mesures plus précises de WMAP et de Planck.
Dans l'univers primordial, les photons et les baryons étaient étroitement couplés, formant un fluide unique. Les perturbations issues des fluctuations quantiques ont créé des ondes de pression qui se déplaçaient à environ la moitié de la vitesse de la lumière. Les régions où les ondes comprimaient la matière devenaient légèrement plus denses, attirant davantage de matière, tandis que les raréfactions devenaient des vides. Lorsque les électrons et les protons se sont combinés pour former de l'hydrogène neutre, les photons se sont découplés et les ondes ont cessé de se propager, laissant une échelle caractéristique — l'horizon acoustique — imprimée dans la distribution de la matière.
L'étude des oscillations acoustiques, en particulier des oscillations acoustiques des baryons (BAO), est utilisée comme règle standard pour mesurer l'histoire de l'expansion de l'univers et contraindre les propriétés de l'énergie sombre.
L'échelle caractéristique de ces oscillations est d'environ 150 mégaparsecs, ce qui signifie que les galaxies sont légèrement plus susceptibles d'être séparées par cette distance que par d'autres échelles — un motif qui a été utilisé pour cartographier l'expansion de l'univers.












