La saison des ouragans de l'Atlantique est généralement régie par El Niño et la température de l'océan. En 2025, ces deux facteurs étaient faibles ou favorables, mais l'activité s'est révélée étonnamment modérée. Cette étude se distingue des recherches voisines : dans les archives, on trouve des travaux sur les bascules climatiques de Mars, les rythmes tidaux du Soleil et la pompe à chaleur d'Encelade, mais aucun ne traite des cyclones tropicaux terrestres. Cela rend l'analyse de la saison 2025 isolée, mais précieuse comme test des liens théoriques entre les ondes et la cyclogenèse.
L'auteur a utilisé les données de réanalyse ERA5, les températures satellitaires OISST et les trajectoires d'ouragans HURDAT2. Les ondes d'est africaines ont été extraites par filtrage passe-bande de la vorticité relative à 700 hPa avec des périodes de 2 à 6 jours. Les ondes de Kelvin ont été filtrées à partir des anomalies du rayonnement sortant grande longueur d'onde, et les phases de l'oscillation de Madden-Julian à partir de l'indice RMM. Pour chaque tempête, on a vérifié si elle était influencée par les ondes plusieurs jours avant son intensification maximale.
La saison a produit 13 tempêtes nommées, dont 5 ouragans et 4 ouragans majeurs. L'énergie cumulée des cyclones (ACE) a atteint 132,5 unités, proche de la normale, mais 85 % de cette énergie provenait de seulement quatre tempêtes. La distribution de l'énergie quotidienne présentait un excès d'environ 13, le deuxième plus élevé de la période d'observation moderne. Trois ouragans ont atteint la catégorie 5, un maximum depuis 2005. Les ondes d'est africaines ont été aussi nombreuses que d'habitude, mais plus faibles que la moyenne pendant les accalmies. 74 % des ondes ont subi l'influence des ondes de Kelvin, ce qui correspond à la climatologie.
Contrairement aux études voisines qui construisent des modèles ou recherchent des tendances générales, ici une analyse détaillée d'une seule saison est menée, en mettant l'accent sur la combinaison rare de facteurs. C'est le premier test sur données réelles de l'hypothèse selon laquelle les ondes de Kelvin peuvent « pousser » les ondes d'est africaines à se transformer en ouragans. Ce travail montre que lorsque El Niño est faible et l'océan chaud, des acteurs moins visibles deviennent décisifs : la mousson, le cyclone de haute troposphère et les ondes intrasaisonnières.
Le sujet pourrait évoluer vers la prévision des ondes de Kelvin et de l'oscillation de Madden-Julian elles-mêmes, ainsi que de leur interaction avec la mousson. La question reste ouverte de savoir si ces mécanismes deviendront plus importants dans un climat futur avec une atmosphère plus stable. Une autre direction est l'étude de l'intensification rapide des ouragans, qui s'est manifestée plusieurs fois en 2025 et pourrait devenir plus fréquente.
Les résultats sont utiles pour les prévisions saisonnières des ouragans et pour comprendre comment le changement climatique modifie le caractère des cyclones tropicaux. Ils sont également importants pour le secteur de l'assurance et les services d'alerte, qui doivent tenir compte de la proportion croissante de tempêtes puissantes mais rares.
La prochaine étape pourrait être une analyse systématique de toutes les saisons depuis 1991 pour examiner le lien entre les ondes de Kelvin et la force des ondes d'est africaines. Il serait également utile de vérifier dans quelle mesure les modèles reproduisent les périodes d'accalmie observées en 2025.
Ce travail aborde le problème non résolu de la prévisibilité de la variabilité intrasaisonnière des cyclones tropicaux. On ne sait toujours pas pourquoi, certaines années, les ondes de Kelvin influencent activement la cyclogenèse et d'autres non, et comment cela est lié à la mousson et au cyclone de haute troposphère.
Cette section s'adresse à l'auteur du travail et à ses collègues. Les travaux voisins ont été trouvés par une recherche sémantique dans notre archive, et non par correspondance de mots. Nous n'évaluons pas : nous montrons le champ autour.
Ce que fait ce travail
L'auteur a analysé la saison des ouragans 2025 dans l'Atlantique à l'aide des données ERA5, OISST et HURDAT2. Il a isolé les ondes d'est africaines par un filtre passe-bande de vorticité, les ondes de Kelvin à partir des anomalies de l'OLR, les phases de la MJO via l'indice RMM, et pour chaque tempête, il a suivi l'influence des ondes avant son intensification. La saison a produit 13 tempêtes, 5 ouragans, 4 majeurs, un ACE de 132.5, avec un excès d'énergie quotidienne d'environ 13 et trois ouragans de catégorie 5 ; 74 % des ondes ont subi l'influence des ondes de Kelvin.
Où est sa force
Analyse détaillée d'une saison avec une combinaison rare de facteurs, testant pour la première fois sur des données réelles l'hypothèse du rôle des ondes de Kelvin dans l'intensification des ondes d'est africaines. Elle montre que, lors d'un El Niño faible et d'un océan chaud, ce sont la mousson, le cyclone anticyclonique de la haute troposphère et les ondes intrasaisonnières qui deviennent déterminants.
Vers où avancer
À essayer
Pourquoi cela peut compter
Ce type d'analyse de saisons individuelles aide à calibrer les attentes vis-à-vis des modèles climatiques et à identifier les processus clés qui pourraient gagner en importance avec le changement climatique.
Travaux voisins dans notre archive
L'archive est vide autour de ce travail : l'analyse la plus proche n'est qu'à 0.47, contre 0,64 d'ordinaire. Il semble qu'on ait peu foré à côté.
Dans l'ouragan Melissa, une rafale de 252 miles par heure (405 km/h) a été enregistrée par un dropsonde, un nouveau record mondial pour une rafale mesurée à l'intérieur d'un cyclone tropical.