Le vent solaire n'est pas un ruisseau tranquille, mais une soupe bouillonnante de particules chargées. La sonde Parker, en plongeant vers le Soleil lui-même, a capté deux types d'ondes mélangeuses. Les ondes à rotation gauche, comme un fouet dans la main d'un cuisinier, fouettent la matière lorsque la température varie le long et en travers du mouvement. Elles sévissent près d'un tiers du temps à proximité de l'étoile, augmentant la proportion des particules les plus rapides — un peu comme un mixeur qui fait remonter la mousse à la surface.
Les ondes à rotation droite
L'analyse fine de la lumière (spectroscopie) et l'apprentissage automatique ont permis de saisir le moment où les jets thermiques engendrent les ondes droites. Paradoxalement, c'est cette ondulation invisible, et non les éjections grandioses, qui est responsable du chauffage de l'immense couronne — sa température est des centaines de fois supérieure à celle de la surface du Soleil. Le rythme de ces ondes influence la météo spatiale près de la Terre.
Le vent solaire emporte une masse équivalente à celle du mont Everest environ chaque minute.