Au centre de nombreuses galaxies se cachent des trous noirs supermassifs, entourés de disques de gaz, de poussière cosmique et d'étoiles. Leurs collisions peuvent générer des ondes gravitationnelles — des ondulations de l'espace-temps. L'image précédente, développée par Rashid Alievich Sunyaev, dépeignait ce disque comme mince et plat, telle une piste de danse bondée : le moindre mouvement provoque une collision.
La nouvelle étude confirme : c'est l'épaisseur qui décide du sort des collisions. Disque mince — c'est bondé ; disque épais — c'est vide. Les champs magnétiques qui traversent le disque peuvent le gonfler jusqu'à des dimensions énormes, surtout dans les régions externes. Alors, au lieu d'une cohue cosmique effrénée, c'est un silence presque absolu qui s'installe.
Si le disque restait plat, comme une piste de danse bondée, les collisions gronderaient sans interruption. Mais les champs magnétiques le transforment en un atrium vide à plusieurs étages, où les rencontres sont presque impossibles.