Un télescope lunaire verra les ombres de lointains trous noirs express

Original: "Beyond Sgr A* and M87*: Sub-Microarcsecond Black Hole Shadow Detection via Lunar-based Extremely Long Baseline Interferometry"
arXiv:2601.02812v2 · 2026-01-06 · CC BY 4.0 · 1 min
Un télescope posé sur la Lune rendra visibles les ombres de trous noirs supermassifs dans d'autres galaxies.

Plus les antennes sont éloignées les unes des autres, plus les détails qu'elles captent sont fins. En combinant leurs signaux, les astronomes transforment plusieurs instruments en un seul télescope de la taille de la distance qui les sépare. En ajoutant une antenne lunaire aux antennes terrestres, on obtient un œil virtuel de 384 000 km de diamètre. C'est comme regarder le cosmos avec les yeux d'un géant dont les pupilles seraient écartées de la distance Terre-Lune.

Un télescope lunaire de 5 à 40 mètres de diamètre permettra de voir nettement les ombres d'au moins six trous noirs supermassifs dans d'autres galaxies. Par exemple, pour l'objet dans la galaxie du Sombrero, une antenne de cinq mètres suffira, tandis que pour NGC 5252, il en faudra une de quarante mètres.

La grande surprise, c'est l'anneau photonique. C'est un fin liseré de lumière né de la courbure de l'espace-temps la plus extrême. Pour l'observer, il faudra aussi des antennes flottant dans le vide entre la Terre et la Lune. Alors les ombres des trous noirs deviendront plus nettes, et nous pourrons tester les lois de la gravité là où elles travaillent à la limite.

La résolution angulaire d'un tel système — 0,7 microseconde d'arc — équivaut à pouvoir distinguer une orange posée sur la surface de la Lune depuis la Terre.

Comme dans « Interstellar », mais en plus précis : le télescope lunaire promet de montrer les ombres de lointains trous noirs avec un détail digne du cinéma.

Scientifiques
Jacob BekensteinStephen HawkingBernhard RiemannJoseph WeberKarl SchwarzschildKip Thorne
Notions
interférométrie à très longue base EHT m87 ombre de trou noir rayon de Schwarzschild vlt