Un signal radio lointain voyage jusqu'à nous à travers le gaz, et plus il y a de gaz sur son chemin, plus le signal est « ralenti ». Les astronomes utilisent cet effet pour peser l'enveloppe invisible de notre Galaxie — son halo. Mais si l'enveloppe est irrégulière, comme une écharpe épaisse jetée sur les épaules, les mesures dans différentes directions seront différentes.
Une équipe de chercheurs a utilisé les données de centaines de sursauts radio rapides — de puissantes impulsions radio de quelques millisecondes provenant de galaxies lointaines. Chaque sursaut, en traversant le halo, laisse une « empreinte » dans le signal : plus le gaz est dense, plus le retard est important. Les scientifiques ont comparé ces empreintes et ont constaté que dans une région du ciel, le retard est nettement plus important que la moyenne sur l'ensemble du ciel. C'est comme si l'écharpe était plus épaisse d'un côté.
La direction pointe vers une constellation proche du plan galactique. Le résultat tient même après un filtrage strict des données : en ne gardant que les sursauts dont la position est connue avec précision, le schéma persiste. Cela signifie que l'irrégularité n'est probablement ni un hasard ni une erreur de mesure.
Si le halo est effectivement plus épais d'un côté, cela change notre vision de la manière dont la Galaxie a accumulé sa matière. Peut-être qu'une galaxie naine est passée à proximité et que son gaz s'est « collé » au nôtre. Ou peut-être que les champs magnétiques à l'intérieur du halo ont étiré le gaz d'un côté. Pour l'instant, c'est une énigme, mais les nouveaux radiotélescopes, qui détectent des milliers de sursauts, aideront à la résoudre.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.02849
We propose a data-driven approach to reconstruct the all-sky distribution of the dispersion measure contribution from the Galactic halo ($$\mathrm{DM_{halo}}$$) through a spherical harmonic expansion, enabling an investigation of its possible anisotropies. Based on the NE2001 model and using 92 localized and 574 unlocalized non-repeating fast radio bursts (FRBs) at Galactic latitudes $$|b|>15^\circ$$, we find a significant dipole anisotropy in $$\mathrm{DM_{halo}}$$, pointing toward $$(l=130^\circ,\, b=+5^\circ)$$ with a $$1\sigma$$ uncertainty of approximately $$28^\circ$$. The $$\mathrm{DM_{halo}}$$ value in this direction is $$63\pm9~\mathrm{pc~cm^{-3}}$$, exceeding the all-sky mean by about $$2.6\sigma$$. This result is not significantly affected by the choice of Galactic ISM models. Furthermore, even when using a refined sample of 62 localized FRBs (excluding CHIME detections, repeaters, and unlocalized events), the dipole anisotropic structure persists, with a direction of $$(l=141^\circ,\, b=+51^\circ)$$ and a larger 1$$\sigma$$ uncertainty of $$\sim 44^\circ$$. Model comparisons using the Akaike Information Criterion and Bayesian evidence yield consistent preferences, and together they suggest that current FRB data slightly favor the existence of a dipole structure in $$\mathrm{DM_{halo}}$$. If this feature is not a statistical fluctuation or systematic error, its physical origin requires further investigation. Future FRB samples with larger sizes and more complete sky coverage will be essential to confirm or refute this possible anisotropic structure.
Un sursaut radio rapide dure quelques millisecondes, mais transporte autant d'énergie que le Soleil en émet en plusieurs jours.