Un cuisinier projette de l'eau sur une poêle brûlante : les gouttes crépitent et disparaissent, révélant instantanément la température — plus vite qu'en attendant un thermomètre. Un principe similaire fonctionne désormais en thermométrie quantique. Un minuscule capteur (par exemple un atome) est volontairement chauffé, et, cherchant à retrouver le repos — l'augmentation de l'entropie (désordre) selon les préceptes de Boltzmann — il devient, l'espace d'un instant, hypersensible à la température ambiante. Paradoxe : partir d'un état chaud accélère le refroidissement — exactement comme l'effet Mpemba, où l'eau chaude gèle plus vite que l'eau froide.
C'est crucial pour les ordinateurs quantiques et les micropuces, où le contrôle thermique conventionnel est impossible. Et l'effet Mpemba lui-même n'a toujours pas d'explication unifiée — les scientifiques en débattent encore, mais il sert déjà d'outil pratique.
L'effet Mpemba reste une énigme : les scientifiques ne peuvent pas l'expliquer de manière univoque. Parmi les hypothèses figurent l'évaporation, la convection et la surfusion.