Un faisceau lumineux envoyé de la Terre vers un satellite se disperse dans l'atmosphère, comme une lampe de poche dans le brouillard. Pour que le signal ne se perde pas, il faut une lumière à courte longueur d'onde, qui s'étale moins. Cette lumière naît dans des cristaux spéciaux, mais il est difficile de les réduire à la taille d'une puce.
Une équipe de chercheurs a fabriqué une puce en nitrure de silicium, un matériau transparent semblable au verre mais plus résistant. À l'intérieur de la puce, la lumière circule en boucle, comme sur un circuit de course, et se transforme parfois en une paire de particules. Auparavant, ce matériau ne convenait pas aux ondes courtes : la lumière y « ralentissait » de manière inappropriée. Les scientifiques ont fait passer la lumière par un autre chemin dans la puce, contournant ainsi la limitation. Désormais, la puce produit 48,7 millions de paires par seconde pour chaque milliwatt de puissance.
Cette puce a déjà survécu à une irradiation similaire à celle de l'espace et n'a pas cédé. Elle peut donc être installée sur des satellites. Ainsi, les communications quantiques sécurisées deviendront possibles même de jour, lorsque la lumière du soleil perturbe les détecteurs ordinaires.
Les particules de lumière de la puce sont si synchrones qu'on pourrait les utiliser comme un sablier parfait : si l'une « se retourne », l'autre fait de même au même instant.
Dans la série « The Expanse », les communications quantiques passent par des relais, mais la puce de cet article pourrait tenir dans chaque scaphandre.