Les taches solaires sont les traces de champs magnétiques qui émergent à la surface. Elles vivent leur vie : les taches apparues plus près de l'équateur s'inclinent davantage, tandis que celles plus éloignées s'inclinent moins. Ces deux effets, comme deux boutons de réglage sur un vieux poste de radio, contrôlent la quantité de champ magnétique qui atteint les pôles du Soleil et s'y accumule pour le cycle suivant.
Les chercheurs ont entraîné un réseau de neurones à résoudre l'équation de transport du champ magnétique à la surface du Soleil, en y intégrant les lois physiques. Cette approche a permis de séparer l'influence de l'inclinaison des taches de celle de leur latitude. Il est apparu que lors d'un mélange rapide des champs magnétiques, l'inclinaison des taches est davantage supprimée, tandis que lors de puissants flux de plasma, l'effet de latitude domine.
La découverte clé : le rapport des contributions de ces deux effets varie progressivement en fonction de l'efficacité de la dynamo solaire. Cela affine les anciennes formules approximatives et réduit la dispersion des données. L'approche par réseau de neurones a donné des erreurs plus faibles que le modèle unidimensionnel traditionnel et a reconstruit plus fiablement les tendances non linéaires.
Cette compréhension aide à mieux prédire la force des futurs cycles solaires, dont dépendent les satellites, les communications et même les vols spatiaux.
Le cycle solaire dure environ 11 ans, mais sa force peut varier du simple au double : par exemple, le 24e cycle a été presque deux fois plus faible que le précédent.