Taches sombres temporaires à la surface du Soleil causées par l'activité magnétique.Les taches solaires sont des régions sombres temporaires sur la photosphère du Soleil, apparaissant plus sombres car elles sont plus froides que leur environnement. Elles sont causées par une activité magnétique intense qui inhibe la convection, réduisant le flux de plasma chaud provenant de l'intérieur. Les taches solaires apparaissent souvent en paires ou en groupes avec des polarités magnétiques opposées, et leur nombre suit un cycle solaire d'environ 11 ans. Elles sont des sites de champs magnétiques puissants, des milliers de fois plus forts que le champ magnétique terrestre, et sont associées aux éruptions solaires et aux éjections de masse coronale.
Les taches solaires ont été observées depuis des millénaires, mais leur étude scientifique a commencé avec Galilée et d'autres au début du XVIIe siècle. Le cycle de 11 ans a été découvert par Heinrich Schwabe en 1843, et la nature magnétique des taches solaires a été établie par George Ellery Hale en 1908.
Le champ magnétique du Soleil est généré par un processus dynamo dans son intérieur, où la rotation différentielle et la convection étirent et tordent les lignes de champ magnétique. Lorsque ces lignes de champ émergent à travers la photosphère, elles forment des boucles qui suppriment le flux de chaleur ascendant, créant des régions plus froides et plus sombres. L'intensité du champ magnétique dans une tache solaire peut atteindre plusieurs milliers de gauss, et les taches évoluent sur des jours à des semaines, avec des structures complexes comprenant une ombre sombre et une pénombre plus claire.
La surveillance des taches solaires est cruciale pour la prévision météorologique spatiale, car les éruptions solaires et les éjections de masse coronale associées aux taches solaires peuvent perturber les communications par satellite, les réseaux électriques et les systèmes GPS sur Terre.
Le nombre de taches solaires dans une année donnée est corrélé à la luminosité globale du Soleil, mais pendant le minimum de Maunder (1645-1715), les taches solaires ont presque disparu, coïncidant avec une période de températures globales plus fraîches connue sous le nom de petit âge glaciaire.


















