
Le cycle d'environ 11 ans de l'activité solaire, incluant l'inversion périodique des pôles magnétiques du Soleil.Le cycle solaire est la variation périodique d'environ 11 ans de l'activité du Soleil, marquée par des changements dans le nombre de taches solaires, d'éruptions solaires et d'éjections de masse coronale. Ce cycle est entraîné par le champ magnétique du Soleil, qui subit une inversion complète de polarité à chaque cycle — les pôles magnétiques nord et sud s'échangent. Le cycle n'est pas parfaitement régulier ; sa durée peut varier d'environ 9 à 14 ans, et son amplitude change sur des décennies et des siècles, comme on le voit dans le minimum de Maunder au XVIIe siècle, lorsque les taches solaires ont presque disparu.
La découverte du cycle solaire est généralement attribuée à Heinrich Schwabe, qui annonça en 1843 la variation périodique du nombre de taches solaires après 17 ans d'observations. Rudolf Wolf systématisa ensuite le comptage des taches solaires et établit la durée moyenne du cycle, d'environ 11 ans.
Le cycle provient de l'interaction entre la rotation différentielle du Soleil (l'équateur tourne plus vite que les pôles) et ses mouvements de convection. Ces derniers étirent et tordent les lignes de champ magnétique, les amplifiant au fil du temps. Finalement, le champ devient si enchevêtré qu'il émerge à la surface sous forme de taches solaires et de régions actives. Au fur et à mesure que le cycle progresse, la polarité du champ magnétique s'inverse, et le processus recommence. Les détails du cycle ne sont pas encore entièrement compris, mais on sait qu'il s'agit d'un processus dynamo auto-entretenu à l'intérieur du Soleil.
Les prévisions du cycle solaire sont utilisées pour planifier les opérations des satellites, la gestion des réseaux électriques et les missions spatiales, car l'activité solaire affecte la météo spatiale et peut perturber les communications et les systèmes de navigation.
Le cycle solaire influence non seulement la météo spatiale, mais aussi le climat terrestre : le minimum de Maunder, une période de très faible activité solaire, a coïncidé avec la partie la plus froide du petit âge glaciaire.

















