Bien avant cela, Fritz Zwicky avait prédit qu'après l'explosion d'une supernova naissait une minuscule étoile à neutrons. Des années plus tard, Jocelyn Bell Burnell en a capté les pulsations, découvrant les pulsars. Or, on découvre aujourd'hui que l'intérieur de ces étoiles est un véritable festival culinaire : les noyaux atomiques s'étirent en spaghettis, se superposent en lasagnes et s'assemblent en gnocchis. On appelle cela des pâtes nucléaires.
Une étude récente, combinant des modèles nucléaires et des données sur les ondes gravitationnelles, a montré que la transition des noyaux sphériques vers les filaments se produit à une densité constante, comme si la nature suivait une recette. L'épaisseur des pâtes ne représente que 14 % de la croûte, mais en masse, elle atteint presque la moitié. Ces couches font vibrer l'étoile à des fréquences précises, et ces vibrations sont observées par les astronomes comme des scintillements des pulsars. Pour la première fois, les scientifiques ont comparé les fréquences calculées aux données réelles et ont découvert que le rythme des vibrations peut révéler les propriétés des forces nucléaires – une sorte de sismologie stellaire.
Mais le plus surprenant, c'est que ces pâtes nucléaires pourraient expliquer les mystérieux « glitches » dans le scintillement des pulsars, lorsque leur pulsation déraille soudainement. Peut-être que les vibrations des pâtes provoquent des à-coups que les astronomes observent depuis un demi-siècle.
« Pâtes nucléaires » n'est pas une métaphore, mais un terme scientifique précis. Les couches ressemblent effectivement à des spaghettis, des lasagnes et des gnocchis. Mais leur résistance est telle qu'un fil de l'épaisseur d'un cheveu pourrait supporter le poids d'une mégapole.