Une poignée de sable sur une table n'est qu'un tas. Mais si on secoue correctement les grains, le tas se comporte comme une mémoire : il retient quel mouvement suit quel autre. Dans cette nouvelle expérience, les particules ont été déplacées de manière cyclique, et après l'entraînement, elles reproduisaient le motif voulu même sans commande complète.
Le secret réside dans les contacts entre les particules. Lorsque les grains se déplacent, ils changent de voisins et de forces d'interaction — ainsi, le « câblage » du tas se réorganise tout seul. C'est comme un sentier en forêt qui devient plus visible quand on l'emprunte souvent : chaque pas modifie le sol, et le chemin se grave.
Les chercheurs ont testé des tâches de difficultés variées. La tâche simple a été résolue immédiatement — les particules se déplaçaient déjà dans la bonne direction. Dans la tâche difficile, l'apprentissage n'aidait presque pas, jusqu'à ce qu'on ajoute des pauses : les particules avaient le temps de « se calmer » et mémorisaient mieux. Quant à la tâche de difficulté moyenne, il a suffi de modifier la disposition des entrées et des sorties.
L'expérience montre que la mémoire associative n'exige pas de circuits complexes — il suffit d'un milieu granulaire et d'un bon rythme. Peut-être qu'à l'avenir, des matériaux apprendront en action, comme ce sable.
Dans l'expérience, les particules se déplaçaient sans chauffage — uniquement par action mécanique, comme si vous secouiez une boîte de billes.