Au cœur des supraconducteurs à base de cuivre — ces matériaux qui conduisent le courant sans perte à des températures étonnamment élevées — se cache une phase invisible. Elle se comporte comme un métal ordinaire, mais elle est indétectable dans les mesures standard. Les scientifiques ont compilé des données du monde entier sur tous les supraconducteurs à base de cuivre connus et ont constaté qu'en dessous d'une certaine température (la ligne du pseudo-gap), le matériau passe toujours dans cet état métallique caché.
C'est à partir de ce métal caché que le supraconducteur se condense en état supraconducteur, comme la vapeur se transforme en gouttelettes d'eau. La vitesse de décroissance des signaux magnétiques (relaxation nucléaire) devient alors identique pour tous les échantillons — comme si toutes les routes d'une ville avaient la même vitesse de circulation. Cette règle universelle aide à comprendre pourquoi la supraconductivité dans ces matériaux est si robuste.
Cette anisotropie est strictement liée à la température maximale de transition supraconductrice. Plus la température de transition est élevée, plus la différence entre les directions est marquée. Il semble que dans le métal caché coexistent deux composantes de spin presque indépendantes, et leur interaction détermine les propriétés du supraconducteur. Cette approche offre une nouvelle base pour comprendre ces matériaux mystérieux.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.10133
Nuclear relaxation is a very robust probe of electronic excitations in superconducting materials, above and below the critical temperature of superconductivity, $$T_\mathrm{c}$$. Here, a phenomenology of it in cuprate superconductors is established based on essentially all cuprate data available in the literature from the CuO$$_2$$ plane. A universal 'hidden metal' with $$1/T_1 T = const$$ reigns below the pseudogap line, and, similar to usual superconducting metals, all cuprates condense at $$T_\mathrm{c}$$ out of this metal and relaxation ceases rapidly. There is no Hebel-Slichter peak. Above the hidden metal, a renormalized two-component metal is found. Therefore, the hidden metal is identified as the pseudogap matter, which has other important properties. It predominantly lacks a uniform response, unlike the normal metal above $$T^*$$, and it does not significantly relax planar O. However, for planar Cu it exhibits a special relaxation anisotropy. With the field in the plane, it causes a relaxation rate that is very similar for all cuprates, $$1/{^{63}T}_{1\perp}T\approx 25/$$Ks, while with the field parallel to the $$c$$-axis, $$1/{^{63}T}_{1\parallel}T$$, the proportional rate (in the pseudogap range) changes as a function of doping and material. This relaxation anisotropy is strictly correlated with the maximum critical temperature, $$T_\mathrm{c,max}$$, of all cuprates. It is stipulated that two partially independent spin components are needed to understand this behavior. The new phenomenology will be discussed and should give a better foundation for the understanding of the cuprates
La relaxation nucléaire, c'est comme l'extinction d'un écho : après une excitation par une impulsion magnétique, les noyaux atomiques reviennent à leur état initial, et la vitesse de ce retour révèle les propriétés des électrons environnants.