
Une plage d'énergies où les particules ne peuvent pas exister, même si la superfluidité n'est pas encore établie.Le pseudogap est une plage d'énergies dans un matériau où la densité d'états est réduite, mais pas complètement nulle, même si le matériau n'est pas encore devenu un supraconducteur ou un superfluide. C'est une phase mystérieuse qui apparaît dans les supraconducteurs à haute température et les gaz atomiques ultrafroids, et sa compréhension est considérée comme une clé pour percer le mécanisme de la supraconductivité à haute température.
Le terme « pseudogap » a été utilisé pour la première fois dans le contexte des supraconducteurs à haute température à la fin des années 1980, à la suite de la découverte de ces matériaux en 1986. Le concept a depuis été étendu à d'autres systèmes, y compris les gaz atomiques ultrafroids.
Dans un métal normal, les électrons peuvent occuper n'importe quel état d'énergie jusqu'au niveau de Fermi. Dans la phase de pseudogap, un gap partiel s'ouvre dans le spectre d'énergie près du niveau de Fermi, ce qui signifie que certains états électroniques sont interdits, mais que d'autres restent disponibles. Cela est souvent interprété comme la formation de paires d'électrons préformées (paires de Cooper) qui ne sont pas encore suffisamment cohérentes pour devenir supraconductrices. Le pseudogap se caractérise par une réduction de la densité d'états aux basses énergies, mais avec une valeur finie, contrairement à un vrai gap où la densité est nulle.
La recherche sur le pseudogap est cruciale pour comprendre les supraconducteurs à haute température, ce qui pourrait conduire à des transmissions d'énergie sans perte et à des dispositifs électroniques plus efficaces si leur mécanisme était pleinement compris.
Dans les gaz atomiques ultrafroids, le pseudogap peut être directement visualisé à l'aide de techniques comme la spectroscopie de photoémission résolue en impulsion, offrant une plateforme expérimentale propre pour étudier cette phase insaisissable.











