Assembler un puzzle dont les pièces sont éparpillées dans 13 boîtes avec des systèmes de numérotation différents — voilà à quoi ressemble la recherche des gènes associés à une maladie précise. Les données existent, mais elles sont cachées dans des bases avec leurs propres interfaces, formats et même langage de description. Le nouveau programme PhenotypeToGeneDownloaderR joue le rôle de traducteur et de trieur : vous lui donnez le nom d'une maladie, et il parcourt lui-même tous les entrepôts, extrait les listes de gènes et les ramène à un dénominateur commun.
Les listes collectées ne coïncident souvent pas entre elles — chaque base voit le problème sous son propre angle, et c'est là la force de l'approche : en les combinant, on obtient une image plus complète. Lorsque le programme a été testé par rapport au « gold standard » de trois sources faisant autorité (HPO, ClinVar et OMIM), il a trouvé 1039 gènes sur 1056 connus, soit 98,4 %. Cela signifie que presque rien n'est manqué, et le superflu est minime. Un tel outil économise des semaines de travail manuel et réduit le risque d'erreur lorsque un médecin ou un chercheur transcrit manuellement les noms d'un système à un autre.
Les noms de gènes changent parfois comme les adresses des rues lors d'un renommage de ville — sans vérification dans un répertoire à jour, on peut citer pendant des années une « vieille maison » qui n'existe plus sur les cartes officielles.